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« Content is king », je n’y crois plus. Mais c’est encore plus passionnant.

J’attendais d’en apprendre plus sur cette alliance bizarre, mais le New York Times publiait hier un article sans plus de détails opérationnels.

Que se passe-t-il ?
C’est l’attitude classique des grosses boîtes encore récemment au zénith qui se disent : je vais quand pas même laisser bouffer la laine sur le dos par ces petits cons ! (désolé, premier gros mot sur ce blog).

Les grosses boites encore récemment au zénith c’est News Corp et NBC Universal qui s’allient avec les portails pour diffuser LEURS vidéos et partager la pub.
Les petits cons, c’est Youtube et tous les sites de diffusion vidéo, sans oublier Google.

Plusieurs erreurs stratégiques probables :

  • La première consiste à croire qu’ils comprennent ce nouveau marché.
  • La deuxième est de resservir des actifs créés pour un autre marché (pour rappel, republier des pages papier sur le Web n’a jamais fonctionné, qu’on se le dise définitivement…).
  • La troisième est de faire des partenariats de la dernière chance avec les portails qui ont statistiquement toutes les chances de ne pas fonctionner
  • La quatrième est de mal identifier ce qui fonctionne sur ce nouveau marché.

C’est là que cela fait le plus mal.

Ce ne sont plus les contenus qui sont rois. C’est la discussion qui est reine. Le contenu n’est pas mort, il peut/doit être le sujet de la discussion.

Pourquoi les sites de contenus produits par les utilisateurs sont entrés dans le top 10 des marques internet en un an avec une pauvreté de contenu exemplaire ? Pourquoi les médias traditionnels n’arrivent toujours pas à trouver leur place sur ce marché, dix ans après et avec une qualité remarquable de contenus ? Pourquoi mêmes les portails atteignent leur plafond de verre ? Parce qu’il manque ce qu’ont inventé (de manière encore imparfaite) les sites UGC : la conversation.

Les trois problèmes du contenu (tradititionnel) ?

  • Il est chez l’éditeur. Or, Youtube et Google nous ont appris quelque chose : ils vont là où l’audience est (60% des vidéos de YouTube ne sont pas consultées sur YouTube).
  • Il a une date de début et une date de fin (souvent très rapprochée). Or, Internet est une base de données permanente, le contenu doit devenir une boucle, un processus itératif permanent.
  • Il ne discute pas. Il y a une chute à la fin de tout contenu professionnel. Cette chute en forme de conclusion ne démarre jamais une discussion.

Qui n’est pas du tout d’accord avec ça ? Et une fois qu’on a dit ça, on fait quoi ?

Auteur - Julien Jacob

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