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57% des magazines référencés à l’OJD n’ont pas de site Internet

J’en parlais lors de mon interview chez Jean-Michel Billaut, mais c’est illustré par ce post vu sur le blog de Benoît Raphaël.

Ce qui me semble intéressant ce sont les causes : « un certain désarroi face à la révolution des usages, et la peur du gratuit et de la cannibalisation du papier par le Net », d’après Benoît.

Ne soyons pas injustes avec la profession non plus : il s’agit là d’un bouleversement majeur car toute l’industrie des médias magazine est aujourd’hui organisée d’après d’un modèle qui date des années 70 et 80.
C’est la remise en cause de toute la machine industrielle qui apparaît aujourd’hui. Et quand le besoin de rupture est concomitant à une crise (ici crise de la diffusion et crise de la publicité), cela se passe souvent mal. Certains ont la chance, et il en faut, de pouvoir opérer ces changements dans les bons moments. Mais il faut aussi une bonne dose de courage pour remettre en cause ce qui marche quand tout « à l’air » de marcher. La presse magazine aurait dû s’adapter vers les années 2000 pour être active aujourd’hui…
La presse d’info généraliste a été touchée plus tôt et a maintenant une longueur d’avance. Elle a eue la « chance » d’être remise en cause plus radicalement par Internet et aussi par le phénomène de la presse gratuite, ce qui l’a forcée à agir en repensant la valeur ajoutée qu’elle pouvait créer.

Sur les conséquences citées par Benoît (ou le rapport) qui laisserait le champ libre uniquement à des nouveaux entrants, je suis moins vendu. Je crois surtout qu’Internet reste le désert des contenus de qualité quand il s’agit du genre magazine. Certains ont pris une place, mais restent souvent de gros forums et du trafic concentré sur des services (il suffit de voir leurs tarifs de publicité net pour s’en convaincre). Je ne dirais donc pas qu’ils ont « pris la place » des magazines.

Bonne nouvelle… il reste de la place !

Auteur - Julien Jacob

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